SYLS

C’est un univers musical alliant puissance et mélancolie, un savant mélange de sons invitant à la suspension au-delà des éléments. Un synthé enveloppant, une voix poignante dans son lamant encerclée de guitare hypnotiques..
Rassurés par leur succès, Syls nous surprend sur leur troisième opus Burn Out avec une musique plus progressive, plus lounge, sombre et riche. Pour la première fois les rythmiques électroniques cohabitent avec des guitares du rock progressif, provoquant un effet éthéré, hypnotique. Les obsessions du groupe sont toujours là bien que la voix de Samy le chanteur ait disparue sur plusieurs pistes pour une musique techno-pop progressive à la Nicolas Jarr. Un virage est pris. Aidés par NAMAT pour explorer les longues spirales de la deep Electro offrant par la même occasion deux remix éléctro envoutants, cette collaboration donne une nouvelle identité sonore plus sexy peut-être. Une succession de pistes dont la beauté ténébreuse nous entraîne dans l’univers noir et mélodique du groupe. Influencé par les Pink Floyd à Bauhaus en passant par Joy Division, Archive, « Burn Out » dernier EP après Lost Control et Never Too Late signe un tournant. Burn Out, syndrome d’épuisement au travail repris comme titre de l’album rappelle inévitablement les thèmes majeurs du rock en pensant au Pink Floyd et The Wall. Un mur qui se dresse entre le monde et soi, entre ce qu’on attend de nous et notre potentiel, notre différence même peut-être. Ce sujet à la fois nerveux, abrasif et séduisant, conjugue la colère intérieure de se sentir impuissant et la grammaire d’une sagesse de lâcher prise. Une machine infernale à la recherche de ses aspirations dans une descente méditative sous les traits très glamours d’une musique plus lounge que contestataire pour aller chercher la paix intérieure et voir le monde comme un rêve tel un générique de fin… Car cet EP est l’habillage sonore parfait du générique dethriller où un détective blasé chercherait le coupable d’un crime sans issu : qui a tué notre humanité ?